La plus-value réalisée à l’occasion de la vente ou de l’apport en société d’un bien immobilier est taxée au taux de 28,1% dont 12,1% de prélèvements sociaux.
Le même régime s’applique aussi aux ventes réalisées par des particuliers, de parts de :
Certaines cessions sont exonérées, notamment :
- la cession de la résidence principale du vendeur,
- la cession d’un bien dont le prix est inférieur ou égal à 15 000 €,
- la cession d’un bien à la suite d’une expropriation à condition que l’indemnité d’expropriation soit utilisée intégralement, dans les douze mois de sa perception, pour acquérir, construire, reconstruire ou agrandir un immeuble.
La plus-value imposable est égale à la différence entre le prix de cession et le prix d’acquisition. Ce dernier est majoré de différents frais et charges acquittés par le vendeur lors de son acquisition. A défaut de justificatif, le vendeur peut retenir un forfait de 7,5 % du prix d’acquisition si le bien a été acheté. Les droits effectivement payés par le vendeur s’il a reçu le bien en donation ou succession permettent aussi de majorer le prix de vente.
De même, les dépenses de construction, de reconstruction, d’agrandissement ou d’amélioration réalisées par une entreprise peuvent être déduites pour leur montant réel, ou si le contribuable cède son bien plus de cinq ans après son acquisition, pour un montant forfaitaire (15% du prix d’acquisition) s'il s'agit de la vente d'un immeuble bâti.
Par application d’un abattement de 10% par an au-delà de la cinquième année de détention du bien, les plus-values sont exonérées au bout de quinze ans.
Enfin, un abattement de 1000 € est opéré sur la plus-value brute.
Le notaire se charge de l’établissement de la déclaration de plus-value. Il en retient le montant sur le prix de vente et verse cette somme au Trésor Public pour le compte du vendeur lors des formalités de publicité foncière.