>

Le marché immobilier à Paris et en Ile-de-France au 2e trimestre 2013

publié le 12/09/2013

La conjoncture immobilière au 2ème trimestre 2013 : Timide embellie des ventes dans un niveau d'activité encore faible

Selon les statistiques immobilières des Notaires de Paris-Ile-de-France, le marché immobilier francilien a été marqué au 1er trimestre 2013 par des volumes de ventes dans le neuf comme dans l’ancien qui ont cessé de se dégrader au 2ème trimestre 2013, après un point bas au 1er trimestre 2013.

Au 2ème trimestre 2013, le nombre de ventes dans l’ancien a augmenté de 10%, par rapport au très médiocre 2ème trimestre 2012, avec une progression plus affirmée en Petite et en Grande Couronne (respectivement +11% et +12%) que dans la Capitale (+5%). Dans le neuf, les ventes du 2ème trimestre 2013 ont progressé de 4% par rapport au 2ème trimestre 2012.

Mais les signes d’amélioration de l’activité demeurent modestes, puisqu’ils ne concernent que le 2ème trimestre et le nombre de ventes plafonne à un faible niveau dans le neuf comme dans l’ancien.

D’ailleurs si l’on examine l’évolution semestrielle, au 1er semestre 2013, près de 62 000 logements anciens ont été vendus en Ile-de-France, soit 6% de moins qu’au 1er semestre 2012 (65 400 ventes) et 12% de moins qu’au 1er semestre 2011 (70 300 ventes). Si l’on prend comme référence, les ventes de logements anciens d’un premier semestre moyen de ces 10 dernières années, les ventes du 1er semestre 2013 accusent une baisse de 15% en Ile-de-France et de 22% dans Paris.

Le logement partage donc avec le reste de l’économie au 2ème trimestre 2013 plusieurs tendances parfois contradictoires et souvent peu lisibles pour les observateurs. La chute des volumes de ventes s’est momentanément interrompue, mais l’amélioration, fragile, demande à être confirmée et laisse un niveau d’activité faible.

La baisse des prix reste modérée

En Ile-de-France, au 2ème trimestre 2013, l’indice Notaires-INSEE se replie de 1,2% en un an, de 0,2% en 3 mois. La prise en compte de la variation saisonnière des prix renforce un peu la tendance brute (-0,6% sur 3 mois).

Dans Paris, le prix de vente a reculé à 8 200 euros au 2ème trimestre 2013, cédant 1,9% et 150 euros en un an et de 1,1% par rapport au 1er trimestre 2013 (-1,5% après correction de la variation saisonnière).

Par rapport au point haut d’août 2012 (8 460 euros), le prix de vente dans Paris a régressé de 260 euros et de 3%.

Les indicateurs avancés calculés à partir des avant-contrats anticipent la poursuite de la baisse des prix de vente dans la capitale à l’horizon de l’automne 2013, à un rythme toujours modéré.

Au 2ème trimestre 2013, les prix des appartements n’ont guère évolué en banlieue par rapport au 1er trimestre 2013, ni même par rapport à leur niveau d’il y a un an (-0,1% en Petite Couronne et -0,7% en Grande Couronne).

Les indicateurs avancés sur les avant-contrats dans les Hauts-de-Seine s’inscrivent dans la continuité de ce mouvement de quasi-stagnation des prix de vente pour les prochains mois.

Au 2ème trimestre 2013, le prix des maisons a stagné par rapport au 1er trimestre 2013. En un an, les prix connaissent de légers reculs (de -0,9% en Petite Couronne à -1,8% en Grande Couronne). Seul le département des Hauts-de-Seine affiche une consolidation (+0,7% en un an) du prix de ses maisons.

En Grande Couronne, les nouveaux indicateurs avancés, calculés sur les avant-contrats, sont désormais disponibles pour les ventes de maisons. Ils anticipent un maintien du prix de vente unitaire autour de 280 000 euros dans les prochains mois, sans grand changement par rapport au prix actuel. Par rapport au point haut d’août 2012, la baisse avoisinerait les 3%.

Bien entendu, l’ajustement très modéré que l’on observe globalement sur les prix ne s’opère pas de façon homogène sur tous les biens. Les notaires confi rment une prime à la qualité et à la localisation, traditionnelle quand le marché est difficile et que les acquéreurs hésitent. Les biens présentant un ou plusieurs défauts ou les ventes à prix élevés doivent subir une décote sensible pour retrouver de l’attractivité auprès des acheteurs potentiels et pouvoir être vendus.

Les notaires rencontrent donc dans leur pratique quotidienne un marché hétérogène, avec des poches de résistance ponctuelle sur les prix et à l’inverse des efforts parfois sensibles consentis pour certains biens, que les statistiques d’ensemble gomment en partie.

publié le 12/09/2013
Voir aussi
Immobilier francilien : timide embellie des ventes et baisse modérée des prix
publié le12/09/2013
Quelles perspectives d’évolution pour le marché immobilier francilien ?
publié le12/09/2013
Le marché immobilier à Paris : bilan du 2e trimestre 2013 et perspectives
publié le12/09/2013
A télécharger
Télécharger le dossier de presse (2e trimestre 2013)
Télécharger le diaporama de la conférence de presse (2e trimestre 2013)
Télécharger le focus sur les indices par taille des appartements en Ile-de-France